« Tous les hommes cherchent d’être heureux, cela est sous exception quelques différents moyens qu’ils y emploient ; ils tendent tous à ce but. Ce qui fait qu les uns vont à la guerre et que d’autres n’y vont pas est ce même désir qu est dans tous les deux, accompagné de différentes vues. La volonté ne fait jamais la moindre démarche de cet objet. C’est le motif de toutes les actions des hommes, jusqu’à ceux qui vont ce pendre » (‘Pensées’_ Pascal)
C’est une évidence. Mais en quoi consiste le bonheur ?
Fontenelle dans son ‘traité du bonheur’ dit : « le bonheur est un état tel qu’on en désir la durée sans changement » c’est un état ou un état d’esprit? Car comme dit André Maurois : « ce qui fait le bonheur, ce ne sont pas les événements, les plaisirs ni les spectacles, mais un état d’esprit tel qu’il communique aux événements sa propre qualité ; la durée. Ou encore Rousseau dans ‘Rêveries d’un promeneur solitaire’ « je voudrais que cet état durât toujours ». Et quand le Faust de Goethe s’adresse à instant qui passe, il lui dit : « arrête, tu es si beau ».
Le bonheur est alors un instant dont nous désirons tous la durée. Mais si l’instant pouvais durer ou être fixe, aurait-il une quelconque importance ? Le bonheur serait plutôt monotone.
Le bonheur est relatif, il est associé au plaisir (manger par exemple), au calme intérieur et à la réalité : le calme intérieur c’est obéir à sa nature, suivre sa nature, accepter l’ordre du monde tel qu’il est et par là, admettre qu’il y a un destin et en faire une liberté purement intérieure. C’est reconnaître un état même s’il est dégradant, et par là, accepter sans souffrir sa nécessité au lieu de s’en indigner, de le refuser et d’en être malheureux. Dès que nous voyons les choses tel qu’elles sont, il se produit une sorte d’identité entre notre esprit et les choses.
Au contraire, si nous pensions que les choses auraient pu tourner autrement, naissent des sentiments de joie ou de tristesse nés du décalage entre ce que nous croyons et la réalité. Le bonheur est lié à une prise de conscience exacte de la réalité.
Le sage en s’accordant à l’ordre du monde, s’accorde parfaitement avec lui-même. De là à penser que l’homme fait lui-même son malheur, il n’y a qu’un pas, et il n’est pas besoin d’une longue expérience pour deviner que le recherche effrénée de la fortune ou de la gloire rend presque tous les hommes malheureux. L’image anticipée d’un malheur est souvent plus affreuse que le malheur lui-même. S’en tenir au présent rend supportables ces malheurs.
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1 commentaire:
Je suis un homme et je t'aime au tout m'heart
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